Le Fricot : la cuisine des Maritimes débarque dans la Petite-Bourgogne

Crédit photo: Sophie Ginoux Le Fricot : la cuisine des Maritimes débarque dans la Petite-Bourgogne


Le fricot est un plat typique acadien qui donne son nom et le ton au nouveau restaurant qui vient juste d’ouvrir ses portes à côté de la Drinkerie Ste-Cunégonde. Cela fait cinq ans que le copropriétaire du bar Simon Dunn, lui-même originaire du Nouveau-Brunswick, caresse ce projet pour partager la cuisine de ses racines. « Mais je voulais une formule qui serait actuelle et ferait du sens, explique-t-il. Vu que le chef Alain Gauvin (lui aussi néo-brunswickois) et moi sommes des transfuges, nous voulions mélanger la culture acadienne et montréalaise. »

Eh bien, c’est maintenant chose faite avec le support de trois autres partenaires qui ont les reins solides, puisqu’on les retrouve entre autres aussi en arrière du Pub West Shefford et du Social de Verdun. Le Fricot affiche maintenant ses couleurs bleues, blanches, rouges et jaunes accompagnées d’un homard sur sa façade extérieure, et son décor intérieur est franchement aussi invitant et coloré qu’un traditionnel crab shack de bord de mer. Simon Dunn en a d’ailleurs chiné chaque objet et a des dizaines d’anecdotes à raconter à leur sujet, car bon nombre d’entre eux proviennent de sa propre famille. C’est aussi à sa famille qu’il rend en quelque sorte hommage à travers son nouveau resto.
 

Crédit photo Sophie Ginoux

Si vous ne connaissez pas la nourriture des Maritimes, Le Fricot est une bonne entrée en matière. On retrouve effectivement sur le menu du restaurant plusieurs spécialités typiques comme de la poutine râpée, des ailes de poulet « à la Dixie-Lee », et bien sûr beaucoup de fruits de mer que l’on consomme en abondance à travers l’Acadie.

Nous avons lors de notre visite sur place dégusté du fricot, une soupe sans prétention à base de poulet avec des pommes de terre, des carottes, de la sarriette et des boules de pâte que l’équipe du Fricot a légèrement modifiée en y greffant des lardons et en faisant en sorte que les pâtes, normalement massives, soient plus digestes. C’est simple, mais bien fait et agréable à manger par temps froid.

Nous avons aussi goûté des œufs du dj’âbe (comprendre « du diable », comme les devil eggs) cuits dur et dont la farce est faite d’un mélange de homard, d’avocat et d’aïoli. Le tout est accompagné de carottes et de choux râpés et marinés qui donnent plus d’ampleur à l’assiette, mais qui étouffent un peu le goût délicat des œufs; à consommer avec modération, donc.

Le homard, qui viendra d’ailleurs en saison du bateau de pêche de la famille de Simon Dunn, est également à l’honneur dans plusieurs plats, comme dans la dip aux crustacés (homard, crabe, crevettes), un peu neutre en raison d’une bonne dose de parmesan dans la préparation, mais qui se mange bien avec les tortillas et le kale frit qui l’entourent. Évidemment, les puristes commanderont la traditionnelle guédille, fraîche et bien balancée au Fricot, où on l’accompagne d’un choix de salade.

Crédit photo Sophie Ginoux

Enfin, il faut aussi saluer l’excellent gravlax de truite au miel et au gin servi avec des gaufres maison et des poireaux grillés, ainsi que les non moins délicieuses frites du Fricot, qu’il faut absolument tremper dans la mayonnaise aux herbes préparée par le chef. Sincèrement, ce sont deux coups de cœur  même si nous le répétons, personne n’a ici l’ambition de réinventer la roue, ni celle de réaliser une cuisine gastronomique. On y passe en tout cas un agréable moment et on est sûr d’y expérimenter un petit pan des Maritimes, de l’assiette au verre. À découvrir!

Le Fricot
2661 Notre-Dame Ouest
(514) 419-1683
Page Facebook

Psssttt ! Envoie-ça à ton ami!

PLUS DE NOUVELLES