Victime de la porn : 15 innovations en 15 ans

Crédit photo: Pour ses 15 ans, Nightlife m’a demandé d’écrire un truc qui fait «15 ans», mais dans le domaine de la porn, ça sonne un peu illégal. Voici donc selon moi (et ma vaste équipe de recherchistes perv) les 15 principales innovations dans l’univers pornographique au cours des 15 dernières années!

Nightlife a 15 ans et Victime de la porn aussi! (Si on calcule en années de chienne.) En fait, VDLP vient tout juste d’avoir trois ans.

Trois ans de chroniques louches.

Trois ans de groupies guidounes.

Trois ans de vie amoureuse en tutelle.

On m’a demandé d’écrire un truc qui fait «15 ans», mais dans le domaine de la porn, ça sonne un peu illégal. Voici donc selon moi (et ma vaste équipe de recherchistes perv) les 15 principales innovations dans l’univers pornographique au cours des 15 dernières années!

1. La porn gonzo

Faisant référence au journalisme gonzo qui se veut au cœur de l’action, la porn gonzo amène la caméra là où ça se passe: à ras la snatch. Au lieu de refaire sans cesse les mêmes gags usés sur la faiblesse du scénario ou sur le jeu des comédiens, on flush enfin tout ça pour montrer l’important: du monde qui fourre. De nos jours, posséder une histoire sert pas mal juste à pouvoir vendre le film à Super Écran.  

2. La porn en POV

Dérivé de la porn gonzo, la porn en P.O.V. (pour Point Of View) est un peu de la porn dont vous êtes le héros. La caméra subjective vous donne l’impression d’être la pornstar qui fourre l’autre pornstar (et d’avoir une grosse graine). C’est l’ultime sexe par procuration et pour quelqu’un qui trip cowgirl renversée ou fellation, c’est particulièrement efficace. En fait, c’est un peu le 3D des pauvres. (QUEL LIEN!)

3. La porn 3D

Qui ne rêve pas de voir une grosse criss de paire de boules de la taille d’un écran de cinéma en trois dimensions (et de sautiller au milieu)? Évidemment, si on veut reproduire tout ça à la maison, ça va coûter cher et pour l’instant, le contenu est beaucoup trop limité. (Sauf si tu tripes sur la scène de sexe louche dans Avatar.) De toute façon, le 3D sans pouvoir tâter pour vrai, ça commence à être sérieusement agaçant.

4. La porn féministe/pour les filles

On a assisté à 4499 tentatives de porn féministe et jusqu’à maintenant, c’est aussi laborieux que si on tentait de faire un Twilight pour les hommes. Les essais se regroupent pour le moment sous trois groupes principaux:

  1. La porn plate, respectueuse et floue pour que ça fasse «érotique»
  2. La porn où les filles sont moins belles, plus poilues et se branlent avec des objets qui vibrent pour faire le point que les hommes sont obsolètes
  3. Ma version préférée: la porn qui ressemble pas mal au reste, mais où la fille a du fun pour vrai.

5. Le beau James Deen

Apparemment, c’est le premier gars attirant à faire de la porn. Tellement qu’il est devenu presque aussi mainstream que Sasha Grey. Chaque fois que je tombe sur une groupie de James Deen, elle me raconte qu’il est hawt parce qu’il ressemble à un vrai gars cute ordinaire. C’est vrai qu’il a une shape de hipster-next-door plutôt normal, mais je m’excuse, les gars ordinaires ne possèdent PAS une schlong de 10-12 pouces!

6. Le luv pour les grosses graines

D’ailleurs, les femmes assument maintenant complètement leur amour pour les pénis énormes, et ce, sans aucun complexe! Bon, c’est sûr que ça complexe les garçons mais j’imagine que c’est pour ça que l’expression «man the fuck up!» est au masculin.

7. Viagra pop

Il paraît que si Ron Jeremy a réussi à faire carrière à l’époque malgré sa shape de «bon vivant» moustachu, c’est parce que les autres gars greyés d’une schlong de la mort (et d’une face esthétique) n’étaient pas capables de maintenir une érection. Maintenant, avec deux-trois pills de Viagra, tu peux faire lever à peu près n’importe quel phallus, même avec une fille au bout.

8. Surenchère sur ton cul

Même si le buttsex est devenu la norme, Jenna Jameson a passé toute sa prolifique carrière sans jamais laisser personne la lover par derrière. Quelques-unes tentent de faire pareil, mais la plupart du temps elles finissent par succomber au peak de leur popularité quand le cash devient trop convaincant. Le résultat est semblable à quand t’as une blonde qui déteste le sexe dans les fesses, mais qui te fait un spécial pour ta fête: elle déteste ça quand même et c’est pas mal toujours décevant.

9. La haute définition

Même avec les pros de la télé, on ne compte plus les faux-pas avec l’arrivée de la HD qui expose tout. Imaginez donc quand le caméraman est un dude avec zéro formation qui se fait sucer en même temps. Je suis tombé sur une scène de blowjob en POV (je crois que c’est Skin Diamond dans Suck Balls 3) où le focus de la caméra est pogné sur le vibro qui traîne par terre en arrière-plan pendant que la face de la suceuse est floue tout le long! Genre d’erreur que personne n’aurait remarqué sur un site de streaming cheap à résolution poche.

10. Le streaming

Les sites de streaming agissent un peu comme des marchés aux puces: la qualité est rarement au rendez-vous mais en cherchant un peu, on peut finir par trouver de quoi qui fait la job. (Pire image ever.) Pour l’instant, leurs grandes forces sont leur grande accessibilité et surtout, ils permettent aux branleurs hypocrites d’avoir du contenu masturbatoire à portée de main sans avoir un disque dur loadé de porn.

(C’est interminable! J’aurais dû faire un Top 10!)

11. Des homos qui s’embrassent: y a rien là

Parlant de streaming, à force d’y voir toute sorte de porn, on s’habitue pas mal à n’importe quoi. Si le public TVA est choqué par deux hommes qui se french, ils vont se taper une embolie cérébrale en passant plus de cinq minutes sur un site de streaming.

12. L'omniprésence de la porn

La porn est plus omniprésente que jamais avec les conséquences que l’on connaît, mais ça n’a pas que du négatif. Par exemple, le dude qui ne sait pas où se trouve le clitoris n’a plus vraiment d’excuse.

13. La gratuité tue l’industrie

Comme plusieurs autres domaines sur le web, la gratuité est en train de tuer l’industrie telle qu’on la connaît. Même les plus grandes vedettes de la porn finissent souvent par se prostituer. La porn leur sert en fait de publicité. Pub particulièrement efficace parce que l’option de se pogner Rebeca Linares et Abella Anderson en même temps, ça donne le goût d’être riche.

14. La mort du poil

À l’exception des rares sites ou films qui font un spécial poil, l’ère du poilu est révolue pour une raison bien simple: on aime se lécher à la grandeur. (Même dans les yeux au Japon.)  C'est normal. Si on sortait des lollipops au poil, pas certain que ça pognerait fort.

15. Le coup de foudre entre l’Internet et la porn

L’Internet est FAIT pour la porn et vice versa. La porn n’a cessé de faire évoluer l’Internet (sites transactionnels, peer-to-peer downloading, encodage vidéo, etc.) et l’anonymat du web a enfin permis à tout le monde de se taper de la porn sans se taper le jugement du commis au club vidéo. Ironiquement, sa nouvelle accessibilité dans l’anonymat complet a coïncidé avec sa désacralisation.

Les gens aiment voir du monde tout nu.

Les gens se masturbent.

Les gens aiment se masturber sur du monde tout nu.

Alors voilà! Ainsi se complète mon super Top 15. Il y a sûrement quelques oublis malgré tout mon budget de recherche, mais vous pouvez proposer des ajouts en commentaire ou même suggérer les innovations qui seraient tripantes pour les quinze prochaines années!

Hmmmm, porn du futur…

*ronron*

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