Les festivités de la Saint-Jean débutent ce soir et se poursuivent demain. Afin d’égayer votre fête nationale, NIGHTLIFE.CA vous a concocté un retour historique sur 50 ans de musique québécoise.

Plus précisément, on amorce le périple en 1965, année de la première publication de la chanson phare Mon pays de Gilles Vigneault, originalement composée pour le film d’Arthur Lamothe, La neige a fondu sur la Manicouagan. Le milieu des années 1960 marque ainsi «le début d'un temps nouveau» comme le chante alors Renée Claude. Le duo Charlebois/Forestier fait des siennes avec une chanson jouale renouvelée.

Début 1970 : Jean-Pierre Ferland plonge la chanson québécoise dans la modernité avec son classique Jaune. Quelques années plus tard, le rock de la province connaît ses belles années avec les Offenbach, Aut' Chose, Octobre, Pagliaro et cie. Au même moment, le culture hippie continue de battre son plein avec les énormes succès de Harmonium et Beau Dommage. Point culminant de toute cette période, la Saint-Jean de 1975 sur le mont Royal voit naître le futur hymne québécois, Gens du pays.
 

Marquées par l'échec de la première proposition référendaire, les années 1980 ont beaucoup moins à proposer côté chanson franco-québécoise. Les succès du groupe rock Corbeau et de chansonniers déjà établis qui tentent un pas vers la modernité (comme Daniel Lavoie, Richard Séguin et Michel Rivard) font figures d'exception. Heureusement, quelques groupes anglophones comme The Box et Men Without Hats viennent dynamiser la chanson d'ici.

Dès le début des années 1990, on sent une scène musicale un peu plus fertile, avec notamment les succès incomparables des BB et de Vilain Pingouin. De nouvelles figures voient le jour, notamment Les Colocs, Daniel Bélanger et Jean Leloup. Durant toute la décennie, Céline Dion accumule les succès en France et aux États-Unis. Son album D'eux devient l'album francophone le plus vendu de tous les temps.
 

Les années 2000 sont marquées par la diversité : un retour au folk/trad avec les Cowboys Fringants et Mes Aïeux, une incursion électro-pop avec Ariane Moffatt et Dumas, une salve rock aux accents punk avec Les Trois Accords, qui récoltent un succès démesurée en 2004. Côté alternatif, Karkwa et Malajube annoncent un renouveau rock québécois. Arcade Fire obtient un succès à l'international dès son premier album Funeral.

Bref, beaucoup de moments marquants et, donc, beaucoup de sacrifices à faire. Les oubliés sont nombreux. On espère tout de même que cette playlist vous enchantera.

Bonne écoute. Joyeuse Saint-Jean à tous !
 

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