Arrivé deuxième à la grande finale de Big Brother Célébrités, l'homme d'affaires François Lambert était plutôt réaliste sur ses chances de remporter le gros lot, même si l'espoir l'a alimenté sur son dernier mile. En trois mois dans le manoir, il a montré son côté plus manipulateur avec le jeu, mais a aussi affiché une facette plus sensible et vulnérable, qui a été une découverte pour bien des gens. En entrevue avec HollywoodPQ, l'ancien Dragon est revenu sur son parcours dans l'émission et sur l'image qu'il projette.

 

Tu as dit dès le début de la saison que tu n’avais aucune chance de gagner en finale à cause de ton statut de millionnaire… et c’était un peu vrai, si on regarde le résultat du vote. Par contre, tu as semblé vers la fin vraiment croire que tu avais une opportunité de gagner. Est-ce qu’on se trompe?

Faut croire en nos chances, parce que sinon, pourquoi se battre? Il n'y a personne qui est content d'être troisième. Ça n'existe pas dans la mentalité de Kim ou de Jean-Thomas ni la mienne. On ne sait pas ce que les gens pensent de nous. C'était beaucoup une stratégie de ma part : si je m'enlève le target du gars qui veut finir premier, comme tout le monde, ils vont peut-être me garder dans la maison, parce que je peux être utile. Je ne voulais pas me faire éliminer dans les premiers jours parce que je suis millionnaire. C'est le désavantage de Big Brother Célébrités : on se connaît. Kim a eu un bon commentaire, son entraîneur lui a dit : « Colle-toi à lui, il mange bien. » C'est le seul commentaire positif qu'ils ont eu sur moi au départ! Tout le monde disait : « Fais attention à lui, il est hautain. » Donc ça a l'air que j'étais vraiment le gars détestable à qui fallait faire attention. [...] À la fin, tu te dis : « Ouais, peut-être que j'ai des chances» [...] J'y ai cru un petit peu, mais pas beaucoup.

 

Aurais-tu gardé le grand prix si tu l’avais gagné?

Non, je l'ai dit au jury que je ne gardais pas le grand prix. Ça ne faisait pas de différence pour moi, mais 25 000$ de plus à une fondation, pour eux ça fait une grande différence. J'avais aucun intérêt de le garder, mais ça ne faisait pas partie de ma stratégie d'en parler non-stop. C'était la Fondation Procure, qui travaille pour la lutte au cancer de la prostate.

 

Tu as voulu changer ton image en passant à Big Brother. Ça a assez bien fonctionné, parce que tu t’es montré sensible dans les plus récents épisodes. Mais si tu avais été éliminé au début, quand tu étais perçu comme très manipulateur, crois-tu que ton image aurait souffert de ta participation?

C'est moi qui ai utilisé les mauvais mots en partant. C'était pas pour « redorer » mon image... si j'étais vraiment un bad boy, je ne serais pas en affaires (j'ai une compagnie en ligne qui emploie plus de 30 personnes et on est partout au Québec avec mes produits). Mais les gens voient de moi un côté très dur, très froid, qui donne des opinions qui ramassent tout le monde, alors que ce n'est pas ça. Même si j'avais été éliminé dans les premières semaines, j'aurais expliqué que c'est un jeu. Est-ce que j'étais machiavélique? J'ai l'air un peu machiavélique [à cause de mon rire], mais c'est rien de méchant. C'était de l'amusement. Pour revenir sur la première semaine, quand j'ai eu besoin de mettre Geneviève en danger, elle me l'a offert sur un plateau d'argent. Est-ce que je suis machiavélique ou elle est naïve? C'est rien contre elle, on a eu une discussion, mais qui est le pire?

 

Justement, Geneviève et Laurence nous ont tour à tour dit en entrevue qu'elles pensaient que tu serais éliminé rapidement à cause de ton gros jeu stratégique et un peu « serpent ». Pourquoi se sont-elles trompées, à ton avis?

Je n'ai jamais amené de négativité dans la maison. J'étais toujours positif, toujours déterminé, intense. Je participais à toutes les tâches de la maison, je cuisinais. Donc il y a d'autres côtés qu'on ne voit pas dans l'émission. Quand venait le temps de parler de stratégie, j'en parlais beaucoup avec Jean-Thomas dès le début, et avec Kim à partir de la cinquième semaine. Mais je suis une personne — je pense, avec le recul et le feedback qu'on me donne — qui est agréable à côtoyer.

 

Crois-tu que tu vas continuer de montrer ta facette plus vulnérable à l’occasion maintenant que le public la connaît?

On la voyait souvent. Ceux qui étaient abonnés à ma page Facebook et qui écoutaient mes vidéos, ça arrivait très souvent. Je faisais deux ou trois vidéos par jour et j'avais des larmes régulièrement par rapport à certaines situations. Je me rends compte peut-être en vieillissant que j'ai plus de larmes qu'avant. Je suis une personne très ouverte, faut juste me connaître, et je sais que ça prend du temps. [...] Je sais que j'ai un visage sévère, on ne vient pas me voir facilement, mais un coup qu'on me découvre, on a le goût de revenir me jaser après.

 

Et juste parce que ça t’inquiétait tellement : est-ce que ta blonde t’aime encore?

Ma blonde m'aime en tabarnouche! C'est drôle, parce qu'on oublie les caméras et on parle à voix [haute] dans la maison. Je pense que j'étais tout seul et j'ai dit : « J'étais supposé partir trois semaines et ça fait trois mois que je suis parti, c'est sûr qu'elle ne m'aime plus, qu'elle a refait sa vie! » J'étais persuadé de ça. Pendant quatre ou cinq heures dans la journée, j'en ai parlé au confessionnal, j'en ai parlé à Jean-Thomas. [...] On en a ri. Mais ton cerveau te joue des tours constamment. [...] Elle est venue me chercher à l'hôtel dimanche soir, elle m'aime beaucoup, moi aussi et on est bien heureux.

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