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Bloomfield : juste wow, wow et wow!
Crédit: Sophie Ginoux

Caroline Dumas a charmé le cœur et l’estomac de nombreux Montréalais pendant des années avec ses restos SoupSoup. Après cette trépidante aventure, elle voulait revenir en cuisine et avoir un établissement qui lui ressemblerait, à la fois charmant et créatif. Un pari gagné avec le Bloomfield, qui a vu le jour en septembre au coin de la rue Van Horne et Bloomfield à la place de l’ancien Bistingo.

Crédit photo Sophie Ginoux
 
Caroline Dumas
Crédit photo Sophie Ginoux

Le Bloomfield, c’est tout d’abord un adorable espace. Derrière sa jolie façade verte et blanche ponctuée de grandes baies vitrées, et sa belle terrasse d’une trentaine de places, le local est petit, mais très chaleureux. Il a été pensé par la fille de Caroline, Alexia, qui a étudié en design et l’aide sur tous les fronts, du service aux réseaux sociaux. Le focus a été mis au centre de la pièce sur le comptoir, à partir duquel grimpent jusqu’au plafond des étagères qui proposent d’intéressants produits à la vente et des livres de cuisine inspirants. Derrière ce même comptoir, Caroline et son équipe s’activent à préparer des petits plats qu’elle a créés, ainsi que de bons cafés. Enfin, une petite série de tables en bois le long des fenêtres est destinée à accueillir les clients qui préfèrent manger sur place plutôt que d’emporter leur sélection chez eux. Effectivement, le Bloomfield a avant tout une vocation de boutique traiteur, comme le souligne le petit frigo vitré plein de bonnes choses maison qui se trouve à côté de la caisse. Il est donc recommandé d’arriver tôt ou de réserver sa place si l’on veut y souper du mardi au samedi.

Crédit photo Sophie Ginoux
Crédit photo Sophie Ginoux
Crédit photo Dominique Lafond

 

Mais on peut comprendre ceux qui choisiront l’option de passer du temps sur place, parce qu’en plus du décor charmant de l’endroit, on y bénéficie d’un accueil incroyable. Caroline Dumas, aussi souriante, dynamique et naturelle que l’image que l’on peut se faire d’elle quand on ne la connaît pas, a mis sur pied un concept à son image, à la fois authentique et créatif. On découvre le menu inscrit à la craie en avant. Constitué d’une dizaine de plats qui peuvent évoluer au fil des saisons et des produits que déniche la chef, ainsi que de quelques desserts maison, il va du burger-frites – mais attention, ce dernier n’est pas ordinaire avec de la macreuse de bœuf, de la salsa verde et du cheddar vieilli deux ans – à la cassolette de palourdes, en passant par la socca, cette spécialité niçoise que Caroline Dumas décline de plusieurs manières.
Crédit photo Dominique Lafond
Crédit photo Dominique Lafond

 

Humant les délicieux arômes qui proviennent de la cuisine, j’ai hâte de commencer ma dégustation. Accompagné d’un verre d’un excellent vin blanc frizzante (à noter que la petite carte des vins, d’une dizaine de choix, est très bien montée par Steve Beauséjour), le premier petit plat qui m’est servi contient du riz noir italien (intitulé « vénéré » sur la carte, car le riz noir, connu pour ses propriétés aphrodisiaques, était exclusivement réservé à l’empereur en Chine) , du chou rouge, des tomates cerises, des haricots jaunes, un demi-avocat et du citron vert reposant sur une délectable vinaigrette. C’est beau, frais, santé, équilibré et absolument divin en bouche. Quelle belle entrée en matière!
Crédit photo Sophie Ginoux

Suit une cassolette de palourdes parfaitement cuites, reposant sur une succulente sauce crémée au vin blanc, aux pommes de terre biologiques et au maïs, et auxquelles la chef a donné une petite twist avec du piment d’Alep qui en rehausse le goût, ainsi que du persil italien. Quel régal! Comme quoi, fraîcheur et simplicité peuvent vraiment donner des résultats savoureux.

Crédit photo Sophie Ginoux

Évidemment, je ne peux pas passer à côté de la socca, cette crêpe à base de farine de pois chiches que la chef décline allègrement sur sa carte. Sa manière de l’apprêter au four à 700 degrés Celsius dans un petit poêlon donne un résultat un peu moins cassant que les soccas traditionnelles que j’ai déjà dégustées, mais vraiment excellent avec le montage de kale, de burrata crémeuse, de poire, de haricots verts, de basilic et de roquette qui la surplombe. Encore une fois, c’est la fraîcheur et la qualité des produits qui parlent.

Crédit photo Sophie Ginoux

Pourquoi s’arrêter en si bon chemin? Je découvre le poulet adobo, un plat classique philippin retravaillé par Caroline. Le poulet, désossé, a été mariné à cru de 24 à 48 heures dans un mélange d’épices avant d’être braisé avec des piments guajillo qui ajoutent une petite note punchée et fruitée, des pommes de terre bio, du kale, des tomates et des poivrons. Un plat absolument délicieux, tout en nuances, tant en termes d’arômes que de textures.

Crédit photo Sophie Ginoux
 
La fin du festin arrive sous la forme d’un gâteau chiffon sans gluten étonnamment léger et nappé d’une délicieuse meringue italienne à l’érable, accompagné de succulentes fraises d’automne du Québec. Que demander de mieux pour couronner une expérience aussi réussie, si ce n’est le petit prix de tout ce que j’ai dégusté? De 5$ pour les portions entrée à 18$ pour les plus gros plats, le Bloomfield affiche des tarifs vraiment accessibles. Un rapport qualité-prix exceptionnel qui touche même les vins, vendus autour de 30$ la bouteille. Je n’ai qu’un mot à dire : wow. Et je crois sincèrement que vous serez du même avis que moi. Alors, allez sans faute découvrir ce nouveau petit trésor gourmand d’Outremont, je vous le recommande chaudement!
Crédit photo Sophie Ginoux

Bloomfield
1199, avenue Van Horne, Montréal
(514) 277-1001

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