
C'est dans une église de Saint-Michel que le pasteur Carlos Norbal animait des messes diffusées en direct sur YouTube, entouré de plusieurs dizaines de fidèles et autres membres de l'église, tous à visage découvert (non masqués) et sans distanciation — rappelons que les mesures sanitaires interdisent les rassemblements religieux de plus de 25 personnes.
Toutefois, malgré que ces rassemblements aillent à l'encontre des règles sanitaires gouvernementales présentement en vigueur, alors que le Québec et Montréal font face au « pic » de la deuxième vague de la pandémie de Covid-19, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) ne serait pas en mesure de pouvoir intervenir, suivant un article du Code criminel.
Selon La Presse, cet article du Code criminel serait « très rarement utilisé », et interdirait à quiconque « de gêner ou d’arrêter un ministre du culte » célébrant un service religieux, et empêcherait donc le SPVM d'interrompre les messes dominicales de cette église montréalaise récalcitrante.
Ainsi, depuis le début de novembre 2020, l’église Nouvelle Création est devenue l'un des points de rassemblement de plusieurs leaders antimasques et « complotistes », qui s'y sentent vraisemblablement intouchables. On pense notamment à Alexis Cossette-Trudel, Maxime Ouimet André Pitre, qui non seulement fréquentent l'établissement mais affichent aussi fièrement leur participation à ces messes sur les réseaux sociaux.
On comprend rapidement pourquoi ceux-ci s'y sentent « en sécurité », tandis que l'on retrouve, toujours selon La Presse, une affiche reproduisant intégralement le libellé de l’article 176 du Code criminel, bien en vue sur la porte d’entrée de l'église, invitant les policiers à ne pas intervenir. Le pasteur Norbal aurait aussi promis dans une lettre publiée sur Facebook qu’il poursuivrait « chaque personne individuellement » qui tenterait d'interrompre ses services.